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LEXIQUE

Accrétion (n.f. ) Accumulation de sédiments pouvant être d’origine naturelle ou artificielle. L’accrétion naturelle de sédiments est réalisée par dépôts éolien ou marin sur la plage. L’accrétion artificielle correspond à une accumulation issue de la mise en place d’ouvrages de protection ou le dépôt à l’aide d’engins. (Coastal Engineering Research Center, 1984)

Altération (n.f. )Modification des propriétés physico-chimiques des minéraux, et donc des roches, par les agents atmosphériques, par les eaux souterraines et les eaux thermales. Elle dépend en particulier du climat, de la température des eaux, de la nature des roches et de leur degré de fracturation. Elle a généralement pour effet de rendre les roches moins cohérentes ce qui facilite leur désintégration.

Avant-côte (n.f. ) (syn, avant-plage) Portion de rivage située au dessus des plus basses mers. L’avant-côte est constamment immergée.

Banquette de posidonie (l.f) Accumulation de feuilles mortes de posidonie qui se déposent sur la plage surtout en période hivernale.  Ces banquettes peuvent atteindre plus d’un mètre de haut. Elle permettent de maintiennent le sable sur la plage et empêchent qu’il soit mis en suspension par les vagues.

Bassin versant (n.m) Aire de collecte et d'alimentation d'un cours d'eau grâce aux eaux de surface et souterraines qui s’écoulent de l’amont vers l’aval dans ce périmètre.

Bathymétrie (n.f. ) Topographie sous-marine.

Calcaires (n.m / adj.) Les calcaires sont des roches sédimentaires, Ils se forment par accumulation, principalement au fond des mers, mais parfois en milieu lacustre, à partir des coquillages et squelettes des micro-algues et animaux marins. Facilement solubles dans l'eau, ils sont composées majoritairement de carbonate de calcium (CaCO3).

Cellules sédimentaires ou morpho-sédimentaires (n.f. ) Compartiments côtiers dans lesquels se produisent les phénomènes de mise en mouvement des sédiments (transport, dépôt..). Les limites de la cellule définissent la zone géographique dans laquelle le budget sédimentaire peut être calculé, ce qui donne le cadre pour une analyse quantitative de l’érosion et de la sédimentation. Entre deux cellules voisines, les échanges sont faibles voire nuls ou inférieurs à ceux réalisées à l’intérieur même de la cellule. On admet donc que sous l’action des facteurs naturels (houles, vents,…), le sable reste à l’intérieur de la cellule ou sort définitivement du système littoral (perte au large, à terre…). EUROSION, 2004 et SDAGE RMC, 2005.

Courant de dérive littorale (l.f.) courant qui agit bordure immédiate du trait de côte et parallèlement au rivage sous l’effet  des vagues obliques. Ce courant est un facteur majeur de la dynamique morphologique des plages ouvertes. Il conditionne le sens du transit sédimentaire, c'est-à-dire le sens du déplacement des sables et galets le long d’une plage.

Dynamique morpho-sédimentaire (l.f) processus de déplacement et de dépôts des sédiments vers et dans un espace donné (cellule sédimentaire). Sur les littoraux meubles comme les plages, les dunes côtières, les estuaires ou les marais maritimes, les sédiments, déplacés par la mer et le vent, sont à l’origine de la forme du rivage, de sa morphologie.

Estran (n.m. ) Espace côtier situé entre les limites de haute et de basse mer.

Flèche littorale (l.f) Forme littorale constituée par l'accumulation de matériaux meubles (sables ou galets) avec un point d'ancrage à une extrémité et une pointe libre à l'autre extrémité.

Génie écologique (l.m.) Utilisation de processus écologiques pour construire ou imiter des milieux naturels dans un but d’ingénierie. Le génie écologique a également été définit comme la conception d’écosystème qui intègre la société humaine et son environnement naturel pour le bien des deux (Mitsch, 1998).

 

Hénaff A. (Ed.), Philippe M., 2014, Gestion des r

Granulométrie : Mesure du classement ou de la répartition des sédiments en fonction de leur taille.

Haut de plage (l.m) Partie de la plage située entre le pied de dune ou de falaise et la limite des hautes mers de marées moyennes.

Houle (n.f. ) Mouvement ondulatoire de la surface de la mer qui se manifeste de façon épisodique sous l’action du vent. Les oscillations de la houle, généralement très régulières, peuvent se propager sur de grandes distances ; leur profil est approximativement sinusoïdal, ce qui permet de définir des crêtes, des creux, une amplitude, une longueur d’onde et une célérité de l’onde de houle. Dans le mouvement de la houle, l’eau oscille sur place au passage de l’onde. Ces déplacements verticaux développent de l’énergie sous forme cinétique et potentielle.

Jet de rive (n.m.) Le jet de rive correspond au filet d’eau montant sur l’estran instantané à la suite du dernier déferlement. Le jet de retour correspond au filet d’eau descendant (back-wash). Ces deux mouvements de montée et de descente définissent le swash, aussi appelé jet de rive. La limite maximale atteinte par le jet de rive est primordiale pour définir la côte d’attaque des vagues de tempêtes (EID)

Lagune (n.f.) Plans d'eau littoraux, généralement de faible profondeur, séparés de la mer par un cordon littoral appelé lido. D'un point de vue hydrologique, la communication avec le milieu marin est réalisée par un grau. Le caractère temporaire ou permanent de ces échanges avec la mer confère aux eaux lagunaires un caractère saumâtre.

Laisse de mer (l.f) accumulation par la mer de débris naturels (coquillages, tests d'oursin, algues mortes, éponges, os de seiche ou de calmar, bois mort, etc.) déposés à la limite supérieure du flot au gré des vagues, de la houle ou des tempêtes. Les laisses de mer constituent un écosystème bien particulier : milieu transitoire, il accueille à la fois la faune marine et terrestre. Elles y ont des conditions de vie contraignantes (variations importantes et brusques de la température et évaporation rapide en surface du substrat), vent important, phases d'émersion et d'immersions, embruns salés.

Ouvrage de protection lourd (n.m. ) Éléments artificiels constitués majoritairement à l’aide d’enrochements et permettant de limiter les risques d’érosion et de submersion. Ces solutions techniques ont un impact fort sur le système littoral et notamment sur les flux sédimentaires.

Magmatiques (adj.) Les roches magmatiques, également appelées roches ignées (le terme « igné » signifie « né avec ou par le feu ») se forment quand un magma se refroidit et se solidifie. Elles composent donc principalement les granites et les basaltes et forment l'essentiel des croûtes continentales et océaniques.

Métamorphique (adj.) Une roche métamorphique est issue de la transformation d'une roche calcaire ou magmatique à l'état solide à la suite d'une élévation de température et/ou de pression. Cette transformation se traduit par une modification de la texture, de l'assemblage minéralogique ou de la composition chimique de la roche.

Petits fonds (n.m.p.) Fonds marins situés proche de la côte et à moins de 5 m de profondeur

Protection douce (n.f. ) Utilisation de techniques limitant les risques d’érosion et de submersion et ayant un faible impact sur le système littoral. On trouve parmi ces techniques la mise en place de ganivelles, la végétalisation, le rechargement de plage (EID-Med).

Résilience côtière (n.f. ) Capacité de la côte à répondre aux changements induits par la montée du niveau de la mer, aux événements extrêmes et aux impacts humains occasionnels, tout en conservant les fonctions du système côtier à long terme. La résilience côtière diminue à cause des déficits chroniques de sédiments et des limites imposées à l’espace nécessaire pour faire face au retrait naturel des falaises et des systèmes sédimentaires et à la redistribution des sédiments par suite de ce retrait (Programme EUROSION, 2004 et SDAGE RMC, 2005).

Restauration dunaire (n.f. ) Gestion des dunes littorale basée que la restauration écologique (EID-Med).

Restauration écologique (l.f. ) Processus par lequel on rétabli l’équilibre d’un écosystème qui a été endommagé, détruit ou perturbé (SERI, 2004).

Sédiment (n.m. ) ensemble de particules provenant de l’érosion et du démantèlement de roches formées antérieurement qui, en suspension dans l'eau, l'atmosphère ou la glace,  fini par se déposer sous l'effet de la gravité, souvent en couches ou strates successives. Un sédiment est caractérisé par sa nature (composition physicochimique), son origine, sa granulométrie.

Submersion marine (l.f) Une submersion marine est l’envahissement temporaire de la zone côtière par la mer. La mer gagne les terrains situés en dessous du niveau des plus hautes mers mais peut parfois atteindre des altitudes supérieures : en cas de rupture d’ouvrages de protection, en cas de franchissement exceptionnel de ces ouvrages ou encore lors de la rupture ou de la destruction d’un cordon dunaire.

Surcote (n.f) élévations parfois considérables (plusieurs mètres) du niveau de la mer, et sont liées à des facteurs essentiellement météorologiques (effet de basses pressions atmosphériques, de forts vents de mer ou la combinaison de ces deux facteurs).

Trait de côte : la limite entre la terre et la mer. Il est parfois difficile à définir sur un littoral en constant mouvement comme sur le littoral sableux. Nous le définissons ainsi : côte sableuse = limite du pied de dune, côte rocheuse = limite du haut de falaise. (surfrider foncdation)

Le trait de côte est défini comme le niveau des plus hautes mers dans le cas d’une marée de coefficient 120 et dans des conditions météorologiques normales : pas de vent du large, pas de dépression atmosphérique. Dans le cas des falaises, il s’agit de la zone à la limite de l’abrupt. (BRGM)

Transit sédimentaire (n.m) transport des sédiments par les courants marins ou le long des cours d’eau.

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